Alors je me tais, je ne cries pas. Je suis la bête, qui fane en même temps que sa rose. Au dernier pétale, je tomberais. Ce n'est pas triste. Ce seront des cris, des larmes, des fuites en moins. Tant de colères inutiles et exaspérantes. Disparues. Envolées. A vous la nouvelle vie. Moi je n'étais qu'illusions. Ne les cherchez pas. Elles se sont perdues en même temps que moi. Que de temps gâché à courir après. Sûrement. Pourquoi je ne le comprends pas. J'essaye pourtant. A coté de moi, elles sont les sauveuses, si pures, si simples. Bastien doit avoir raison de chercher quelqu'un de simple, qui ne pose pas de question. Je pensais que ça n'existait pas. Je pensais qu'elles étaient toutes comme moi. Qui voudrait d'un sosie artificiel, lorsque l'on peut se permettre d'avoir l'unique, l'entier, la belle. Ce ne doit pas être des sentiments humains qui m'assaillent puisqu'ils ne sont pas justifiés. Je veux que ça change ? Pas trop vite, pas trop brusquement s'ils vous plait. Me laissez pas là. Toute seule. J'ai peur. Du vide. Du noir.
Je vais le perdre lui aussi. Je le perds déjà. J'ai choisis de ne pas poser de question. Pour une fois. C'était peut être une erreur. J'n'ai pas le droit aux explications. Peut être parce que je bégaye lorsque je les demande. J'ai peur des explications. Elle n'a pas le droit de tout me prendre. Elle en a déjà trop pris. Assez. C'est finit. S'il te plait. Laisse le moi, juste ça. J'allais mal. Je vais encore pire. Soit disant que ça va aller, parce que tout finit toujours par s'arranger .




