Je ne sais que trop ce que ça fait. Je ne sais que trop ce que l'on ressent. Au fond du c½ur. Au fond du ventre. Le poids bien trop lourd sous la poitrine. Pourtant, ce ne sont jamais vraiment les mêmes choses que tu m'as faites découvrir. Un jour la douceur, le lendemain l'aversion. J'ai jonglé tu sais, entre t'aimer et te détester, pendant que toi tu jonglais avec mon c½ur et mon corps. Et si un jour tu me croisais lors d'une de tes décentes aux enfers, je ne sais pas, peut être que je ne me retournerais pas, que indifféremment, je me détournerais de toi. J'ai changé de parfum, histoire de changer d'air. C'est le mien et non plus le sien. Ca fait combien de temps que je n'ai pas fait de voeux. Il y en a au moins un, parmi ceux dont je me souviens qui c'est réalisé. Avant de se détourner, de devenir l'opposé de ce que j'avais souhaité. A chaque fois finalement, j'y ai eu droit un moment, quelques temps, presque comme dans un rêve, qui se transforme en cauchemar. C'est ça, l'aspect négatif lorsque l'on fait un v½ux ? Il aurait fallu me le dire, je ne les aurais peut être pas fait. C'est tout avoir, puis tout perdre ensuite. J'n'ai jamais demandé ça, que les choses soient claires. Je suis lasse plus que triste. Ce n'est pas la dépression qui me fait stagner, c'est juste ma physionomie. J'n'ai pas eu la fève, je ne suis pas devenue reine, je n'ai pas eu à choisir de roi. A ce moment là, il y avait 300 kilomètres et une fille entre nous. Mais on m'avait dit accroche toi, il reviendra. C'est le destin, tout ça. J'avais peur que ça change trop de chose, j'avais peur que tu te lasses, que tu t'ennuies, j'avais peur que tu rencontres plus jolie, plus proche de toi, mieux dans tous les domaines, j'avais peur qu'on s'éloigne, peut être que ça t'a aidé à mettre le point final, peut être que j'avais des raisons d'être inquiète. Mais dis moi que la dernière fois, tu m'as mentit. Si on devait mourir, on devait se dire la vérité, souviens toi, pas de mensonge sensé rendre la suite plus facile à vivre. Même si dans les deux cas de toute façon, une suite il n'y en avait pas.
