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Dimanche 23 décembre 2007, 15:53 : Sans rancune.

Je sèche. Mon c½ur et mon corps sont aussi secs que ceux d'une femme qui ne croit plus en rien. Pour un moment au moins. Parce que ça passera, je le sais, tout finit par disparaître. Jamais complètement, jamais tout à fait, il y a toujours quelque chose d'enfouie au plus profond qui nous trahie, qui nous y fait penser, mais si peu, comparer à avant. Ca va être une sensation, dont on ne comprend plus l'origine, un sentiment connu, mais plus à sa place, une image que l'on n'arrive pas à associer avec le reste, une situation qui ne va pas avec les personnages. Je suis entrain de me transformer en vieille fille aigrie pleine de rancune, pleine de ranc½ur et d'amertume. Mes manques, ses absences, je les remplace par de la haine, parce que l'indifférence, ce serait l'absence de sentiment. Et que c'est bien chose impossible. Je lui en veux, ce que jusque là, je n'avais encore jamais réussis. Ce doit sûrement signifier que rien ne sera jamais comme avant. Il a sans doute gagné, c'est ce qu'il voulait, que j'en sois au point de vouloir qu'il souffre, de ne rien lui souhaiter de bon. Je connais les points les plus douloureux, les blessures les plus ouvertes, de son corps, de son c½ur, je suis la plus apte à frapper en plein milieu. C'est ça le risque, lorsque l'on s'ouvre à quelqu'un, qu'on lui fait croire au prince charmant et puis que l'on se sauve en traître, sans fierté, au beau milieu de la nuit lâchement. Vous savez ce qui fait le plus mal, c'est les regrets, c'est savoir que malgré toute la haine que l'on cache, on ne portera jamais le coup final, parce que justement, ce serait fatal. Mais moi j'ai finit de jouer, je lâche les cartes, j'me couche j'arrête, l'enjeu était trop gros, pas pour moi. On a me toucher la semaine dernière, une fois, deux, trois, j'ai pas supporté, j'suis partit me cacher derrière lui, pour qu'on me fiche la paix, qu'on ne croit pas qu'il est si facile de poser les mains sur moi. Ces contacts anormaux, trop proches et trop indésirables. Il y a celles qui se laissent faire, et celles qui croient qu'elles sont encore attachées quelque part, qu'elles ont encore quelqu'un à respecté.
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# Posté le mardi 19 février 2008 15:56
Modifié le mardi 19 février 2008 19:17

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