Et toi, comment tu vas ?
J'en suis arrivée à un point où je hais le week end, les vacances, la nuit, les fins de journées. Tous ces moments où toute seule je pleure. Il y a ceux toujours amoureux, toujours occupé, au resto, au ciné, entrain de baiser. Il y a les bandes de copains, toujours sortis, toujours bourrés, jamais chez eux. Il y a les bosseurs, inscrit dans des dizaines de clubs, assoc, organisations paroissiales. Et puis il y a les autres. Ceux dont on a toujours pitié, qui détestent les week end et les jours fériés. Qui n'ont jamais rien de prévu, où lorsque ça arrive, ça tombe toujours à l'eau. Ce sont ceux qui s'ennuient, qui sont toujours tout seuls une fois en dehors des lieux bondés. Ceux qui ont les yeux gonflés, non pas de ne pas avoir assez dormis, mais d'avoir trop pleuré. Qui ne savent pas ce qu'ils vont faire de leur vie, qui ne savent pas où aller. Qui savent juste, ce qu'ils ne veulent pas être. Mais qui ne peuvent rien. Il y a toujours un mais, qui les empêche de parler, d'avancer. Ceux qui n'ont pas peur aux périodes de Noël, de manger trois boites de chocolats, parce qu'ils savent que même s'ils prennent du poids, personne n'y fera attention. Je suis de celles.
