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Mardi 11 décembre 2007, 00:07 : Au détour d'une pierre commune.

Mardi 11 décembre 2007, 00:07 :  Au détour d'une pierre commune.
Comment est ce que je suis sensée le prendre ? J'avoue, j'ai besoin que tu répondes, là je ne peux plus me contenter de supposer. Je dois être douée de voyance. Je savais apparemment avant toi, ce qui finirait par arriver. Tu disais le contraire. Tu mentais donc. Et tout ce que je retiens, c'est ça. Que tu m'as mentit. Que par respect, je ne t'ai posé la question qu'une fois. Et que cette fois ci, tu m'as répondu non. Tu m'as même demandé en rigolant, si je te voyais avec elle, et j'ai répondu sincèrement qu'on le savait tous, que ça arriverait. On le savait tous, alors pourquoi ça m'a autant choquer, pourquoi l'apprendre pour de bon, ça m'a fait tomber. Encore. J'avais confiance, je croyais que toi aussi. Tu n'as pas trouvé l'audace, de me dire ce qu'il en était. Encore. Je vais finir par penser que mes réactions sont effrayantes. Et je te l'ai demandé. De quoi t'avais peur. Tu m'as déçue. J'pensais plus que c'était possible. T'as réussit. Chapeau bas.

J'en ai marre qu'elle passe toujours derrière moi. Qu'elle réussisse là où je ne le fais pas. Ce n'est pas de la jalousie. Mais de la rancoeur. Sûrement. Parce que je sais, malgré tout ce qu'on pourra dire, que ça va changer. Comme ça a changé il y a un an. Bientôt elle te dira c'est elle ou moi, et tu la choisiras, parce que c'est comme ça. Je ne m'imposerais pas. C'est l'erreur que j'ai faite, et je la recommencerais. Elle fera des caprices pour qu'on n'en parle pas, pour que je ne t'appelle pas. Pour que je ne dérange pas. Tu diras oui, parce que tu l'aimeras. C'est toujours comme ça. Alors qu'est ce que j'attends, plus grand chose sûrement. Que tu tiennes tes engagements, que c'en soit finit de me mentir tout le temps, les excuses miséreuses, je les repère, il ne faut pas croire. J'avais besoin de te parler ce matin. Pour te demander en pleurant, si j'étais vraiment ce qu'il disait, si j'étais vraiment ce que je croyais. J'l'ai pas fait, j'ai même pas eu le temps. J'ai préféré me taire et attendre que tu sois franc. J'attends toujours.

C'était pas le moment. J'avais pas besoin de plus. De perdre plus. Ce soir, je voulais l'entendre plus que tout. Lui parler. Qu'il me raconte n'importe quoi, même des mensonges, pour me faire croire que ça va aller. Que tout ça c'est sa faute à elle, que rien va changer. J'me suis retenue. J'n'ai même pas essayé. Parce qu'il ne me doit rien et que m'écouter ferait partit de ses infimes préoccupations du moment. Mais c'est le seul qui me faisait sourire quand ça allait mal, et penser à autre chose. Et je veux sourire, je veux oublier. Mais si je ne peux pas, c'est justement parce que c'est lui, qui n'est plus là. J'ai vu 22h22. A quoi ça sert. Il avait raison. Je n'existe plus. Pour personne.


Tu veux faire quoi, toi, plus tard ? Etre à l'article de la mort, et entendre ce que les gens pensent vraiment. 00h00.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:40
Modifié le mardi 19 février 2008 19:19

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