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Dimanche 09 décembre 2007, 15:46 : Mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer.

Dimanche 09 décembre 2007, 15:46 : Mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer.
Il faut toujours que la nuit, lorsque après en avoir fait plusieurs de blanches, lorsque enfin je réussi a trouver le sommeil, elle soit perturbé. Alors je me met à rêver de choses incongrues. D'un Noël habituel, ou rentrant pour réveillonner, je passe devant des cadavres, sans doute un accident, je passe devant des gens, des sacs à la fermeture éclaire entièrement remontée. Et puis un autre, les yeux ouverts qui me regarde. Et puis j'entends son nom prononcé. Parmi les survivants, parmi les victimes, je ne sais pas. Il devait m'attendre à la maison. Il devait être là. Alors je cours, afin de vérifier, pour le retrouver pour être sur que rien n'a changé. Mais je ne le trouve pas. Non. Je crie, je l'appelle et personne ne me répond. Par dépit je ressors, je m'approche de l'un d'eux et je tire sur la première, celui où il y avait le plus de monde autour. Et je crie. Je hurle. Je ne me souviens que du bruit, de l'image. Des yeux fermés pour toujours, du bourdonnement dans mes oreilles. Et je criais. Et je criais. Je me suis réveillée, parce qu'il le fallait bien. Une première fois. Hantée par ces images. Je me suis rendormi avec son visage sans couleur dans la tête. C'était encore Noël, c'était au self, le self du collège, et pourquoi je ne sais pas. Mais j'avais des nouvelles. Il arrivait sortit de nul part. Il n'était ni mort, ni loin, il était seul et accessible. Pour moi. Et comme à chaque fois qu'il s'en va, j'ai rêvé de ça, de lui, de moi. D'abord la peur de le perdre pour toujours, pas de futur commun, mais plus de futur du tout. Et puis le retour, les regrets, les remords et tout ce que j'ai perdu, lorsqu'on se réveille pour de bon. Tout ce qui ne reviendra plus. Les souvenirs que l'on voudrait n'avoir jamais eu, et les conseils qu'on nous prodigue. Ca va s'arranger, ça s'arrange toujours. Il ne sort pas de ma tête. Il y a toujours un moment dans la journée ou je dois m'isoler, cacher mes yeux dans mes mains et me laisser tomber derrière des escaliers au fond d'un couloir, contre le carrelage froid de la salle de bain, le corps sur le matelas, dans les draps. Dites moi quoi faire, je ne suis plus capable d'agir seule. Parce que je fais toujours les mauvais choix. Je décide de me faire souffrir, pour comprendre tout ce que je ne retrouverais pas ailleurs. Nul part. Ce que je ne mérite plus. Et je ne laisserais jamais personne lui cracher dessus, le dénigrer devant moi. Parce que je l'aime sans doute encore plus. Je veux tout arrêter, tout abandonner. Faire un bûché de ce qu'il a oublié, et brûler avec, parce que j'en fais intégralement partit.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:39
Modifié le mardi 19 février 2008 19:19

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