Je dois sans doute juste avoir besoin de pleurer un peu, parce que rien ne tourne comme je le voudrais, que je me ramasse là où je devrais assurer, que je suis continuellement déçue, que je me retrouve surprise par les intempéries menstruelles, et que ça me rend malade. Pour ne pas vomir. Ca ne va pas. Je ne veux pas manger. Juste boire. Comme pour immerger tout ça, le faire sombrer, le couler, le noyer sous des litres de liquide, pour faire passer plus vite. Pour nettoyer les tâches, laver les maladresses ou les mensonges, diluer le tout, le rendre moins dur à avaler. J'ai mal au crâne, quand je pourrais être contente d'avoir le temps de dormir. Je suppose que les désillusions, les espoirs sur lesquels on a craché, les rêves qu'on se rend compte être pathétiques, tout ça, c'est juste le temps qui passe. Je me suis reprise en main sur certains points, quant aux autres, je les laisse me dépérir. Pour quoi. Pour qui. Je prends soin de personnes qui n'en écouterait pas un centième pour moi. Mais qu'est ce que j'y peux, si j'ai la naïveté de m'être attachée à eux. Moi je suis ici, lorsque je sais que eux ne resteront jamais pour moi. De nous deux, celle qui fait les concessions, c'est moi. Peut être parce que j'ai la mémoire facile et la rancune improbable. Et si pour une fois, j'avais le droit à un peu de considération, à un peu de chaleur, juste à un effort, ou à du temps. Game Over. Je veux qu'on échange les rôles.
J'veux redevenir narcissique et mettre des photos de moi partout. Mes mains, mes yeux, mon ventre, mes cuisses. Je n'écris plus rien, pas même en cours de Philosophie, les heures parfaites pour tenir un journal, mais je n'écris pas. Je parle. Beaucoup. Trop. Je dis n'importe quoi, tant que je vide mon sac. Balançant ce qui me perturbe entre deux absurdités, pour que ce soit un peu moins remarqué. Je parle de tout et n'importe quoi, d'un nom gravé sur ma table, de mon petit déjeuné, de ce que je ne ferais pas comme étude l'an prochain, de la vie que je n'aurais sûrement jamais, des vacances passées ou prévues, de ceux que j'ai aimé et que je n'aurais pas du. Du fait que l'on puisse douter de tout, de mes films préférés, des problèmes d'Adèle, à coté, d'un téléphone qui ne sonne pas, d'un exercice de spécialité. De ce-ux- qui nous manque-nt- ou qu'on voit trop souvent. Elle m'a laissé sangloter vingt-six minutes au téléphone, en faisant profiter tout le bus Nantes - Poitiers. Il y a à peine quatre heures. Entre temps j'ai parlé des informations, de crêpes, d'il y a un an. Je n'arrive même plus, en fermant les yeux, à parler toute seule de ce qui pourrait me rendre heureuse.
Sans conscience, sans sentiment. Une chose ne saigne pas. Une chose ne vomis pas. Je devrais être l'objet pour lequel on me prend. Ce serait sans doute moins douloureux. Mais les choses se cassent, et la plupart du temps, sont irréparable, lorsqu'elles étaient fragiles. Vous m'avez sans doute faite de plastique plutôt que de cristal. C'est plus simple à manipuler, vous avez eu raison.
J'veux redevenir narcissique et mettre des photos de moi partout. Mes mains, mes yeux, mon ventre, mes cuisses. Je n'écris plus rien, pas même en cours de Philosophie, les heures parfaites pour tenir un journal, mais je n'écris pas. Je parle. Beaucoup. Trop. Je dis n'importe quoi, tant que je vide mon sac. Balançant ce qui me perturbe entre deux absurdités, pour que ce soit un peu moins remarqué. Je parle de tout et n'importe quoi, d'un nom gravé sur ma table, de mon petit déjeuné, de ce que je ne ferais pas comme étude l'an prochain, de la vie que je n'aurais sûrement jamais, des vacances passées ou prévues, de ceux que j'ai aimé et que je n'aurais pas du. Du fait que l'on puisse douter de tout, de mes films préférés, des problèmes d'Adèle, à coté, d'un téléphone qui ne sonne pas, d'un exercice de spécialité. De ce-ux- qui nous manque-nt- ou qu'on voit trop souvent. Elle m'a laissé sangloter vingt-six minutes au téléphone, en faisant profiter tout le bus Nantes - Poitiers. Il y a à peine quatre heures. Entre temps j'ai parlé des informations, de crêpes, d'il y a un an. Je n'arrive même plus, en fermant les yeux, à parler toute seule de ce qui pourrait me rendre heureuse.
Sans conscience, sans sentiment. Une chose ne saigne pas. Une chose ne vomis pas. Je devrais être l'objet pour lequel on me prend. Ce serait sans doute moins douloureux. Mais les choses se cassent, et la plupart du temps, sont irréparable, lorsqu'elles étaient fragiles. Vous m'avez sans doute faite de plastique plutôt que de cristal. C'est plus simple à manipuler, vous avez eu raison.
